Henry Purcell est généralement considéré comme le plus grand compositeur britannique, tout au moins entre les Elizabéthains et Elgar, ce qui ne veut pas dire pour autant que sa musique soit bien connue, même parmi les musiciens.

En 1995, l’année du tricentenaire du compositeur, des concerts Purcell furent organisés dans le monde entier et toutes ses œuvres, ou presque, étaient alors disponibles sur CD.
Mais depuis lors, l’intérêt pour Purcell n’a cessé de décliner ; d’ailleurs, parmi les enregistrements réalisés à l’époque, beaucoup ne sont plus disponibles aujourd’hui. En Grande-Bretagne, ce sont toujours les mêmes œuvres que l’on entend — Dido and Aeneas, les odes Come ye sons of art et Welcome to all the pleasures, les anthems Rejoice in the Lord alway et O sing unto the Lord, King Arthur ainsi que quelques chansons des dernières années — tandis que l’essentiel de sa production reste au placard.
Une situation navrante puisque Purcell est l’un des rares compositeurs du XVIIe siècle à offrir une production invariablement de haut niveau.
Il trouva sa voie de compositeur dès l’adolescence et de ce moment fut semble-t-il incapable d’écrire une pièce ennuyeuse ou terne.
